Irumu : 14 ex-otages ADF s’échappent, la population d’Otomaber réclame sécurité et enterrement digne des corps des victimes abandonnés
Quatorze civils, ex-otages des récentes attaques attribuées aux présumés rebelles ADF, ont réussi à s’échapper ce lundi 02 février 2025 dans la chefferie des Walese Vonkutu, en territoire d’Irumu, au sud Est de la ville de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri.
Selon des sources locales, ces personnes étaient retenues dans plusieurs zones, notamment Apakolu, kazaroho, Hombo et d’autres villages environnants, après l’attaque de la localité de Mamove. Leur évasion est intervenue à la suite de la poursuite menée par les FARDC contre les assaillants.
Après leur fuite, les ex-otages ont parcouru un long trajet en passant par Mambawu et Petineko, avant d’atteindre Chani Chani, où ils ont été accueillis et pris en charge par les FARDC.
Christophe Munyanderu, de la CRDH salut les efforts de l’armée et l’a exhortée à poursuivre les opérations afin de permettre la libération d’autres civils encore détenus par les assaillants.
Journée de deuil non respectée à Otomaber
Pendant ce temps, la journée de deuil décrétée ce lundi 02 février par la jeunesse d’Otomaber n’a pas été respectée dans plusieurs villages de la zone.
D’après des sources locales, le chef du village Bwanasula aurait mis en garde toute personne qui oserait suspendre ses activités quotidiennes, malgré l’appel au deuil lancé en mémoire des victimes des récentes violences.
Cette attitude est vivement déplorée par la population, en particulier les agriculteurs, qui affirment payer le lourd tribut de l’activisme des groupes armés dans cette partie du territoire d’Irumu.
Un agriculteur joint par Bunia News se dit profondément préoccupé par la présence de plusieurs corps de victimes encore abandonnés sur le sol, dont l’état de décomposition continue de se détériorer, constituant un risque sanitaire et un traumatisme pour les communautés locales.
Tout en appelant les autorités à faire de la sécurité des civils une priorité absolue, les habitants plaident pour le déploiement urgent des équipes de déminage, ainsi que des équipes chargées d’assurer un enterrement digne des corps des victimes, afin de restaurer la dignité humaine et favoriser la cohésion communautaire.
Notons que la situation sécuritaire et humanitaire demeure préoccupante dans cette partie du territoire d’Irumu, où la population continue d’appeler à une action urgente et coordonnée des autorités compétentes pour mettre fin à l’insécurité grandissante.
Constant Same Bagalwa
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