RDC : 100 jours après le début de l’épidémie d’Ebola, MSF appelle à agir plus vite.
Cent jours après la déclaration de l’épidémie d’Ebola en RDC, la situation reste préoccupante. Selon les données disponibles au 18 août, 5 208 cas confirmés, 2 476 décès et 1 115 guérisons ont été enregistrés.
Lors d’un café de presse tenu ce vendredi à Bunia, Médecins Sans Frontières (MSF) a appelé à une réponse plus rapide et mieux coordonnée face à cette épidémie, présentée comme la plus importante et la plus meurtrière jamais enregistrée en RDC.
Six provinces et 56 zones de santé restent touchées par une transmission active. L’Ituri demeure l’épicentre, avec environ 84 % des cas confirmés et 79 % des décès.
MSF s’inquiète particulièrement du recours tardif aux soins.
« Un recours rapide aux soins dès l’apparition des symptômes peut augmenter les chances de guérison et contribuer à réduire la transmission », souligne le Docteur Edy.
Selon l’organisation, 62 % des décès surviennent en dehors des centres de traitement Ebola, notamment au sein des communautés.
L’organisation appelle ainsi à renforcer la détection précoce, le suivi des contacts, la prévention et l’accès rapide aux soins, tout en impliquant davantage les communautés dans la riposte.
MSF indique avoir mobilisé plus de 1 400 membres du personnel, six centres de traitement et plusieurs unités d’isolement, pour une capacité de plus de 400 lits. Plus de 2 000 patients ont été admis dans ses structures depuis le début de l’intervention.
L’organisation rappelle enfin que la lutte contre Ebola doit se poursuivre sans négliger les autres urgences sanitaires, notamment le paludisme, le choléra, la rougeole, la vaccination et les soins maternels.
Pour MSF, mettre fin à l’épidémie passe par une détection plus précoce, une intervention plus rapide et une collaboration renforcée avec les communautés.
Redaction
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