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Mahagi : la Société Civile d’Apala dénonce les abus présumés de certains militaires FARDC

Mahagi : la Société Civile d’Apala dénonce les abus présumés de certains militaires FARDC

La Société Civile forces vives, antenne du groupement Apala, dénonce des pratiques abusives attribuées à certains éléments des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) dans la chefferie des Mokambo, territoire de Mahagi, en province de l’Ituri.

Cette alerte a été lancée à l’issue d’une rencontre communautaire organisée le jeudi 05 février 2026 dans le village Njuda, situé le long de la rivière Kakoy.

La réunion, initiée par la Société Civile forces vives en collaboration avec le Conseil Local de la Jeunesse, a réuni la population locale ainsi que les forces loyalistes déployées dans la zone.
Au cours des échanges, plusieurs habitants ont dénoncé avec indignation des cas présumés d’extorsion d’argent commis par certains militaires.

Selon les témoignages recueillis, des déplacés et des passagers seraient contraints de payer une somme d’argent pour pouvoir circuler librement. Les personnes ne disposant pas de ces moyens se verraient refuser le passage, une situation vivement condamnée par la communauté.

De leur côté, les forces loyalistes ont exprimé leurs regrets face au manque de collaboration entre elles et la population civile.

Elles estiment que cette méfiance mutuelle affaiblit les efforts de sécurisation et compromet la stabilité dans cette partie du territoire de Mahagi.

Prenant position, la Société Civile a rappelé que la libre circulation des personnes et de leurs biens constitue un droit fondamental garanti par la loi. Elle a exhorté les éléments des FARDC à accomplir leur mission avec professionnalisme, loyauté et respect des droits humains. Par ailleurs, un appel a été lancé à la population pour renforcer la coopération avec les forces de défense et de sécurité afin de faire face ensemble à l’insécurité persistante en Ituri.

Le chef d’antenne de la Société Civile du groupement Apala, Jakisa Upenjmungu Emmanuel, a insisté sur la nécessité de procéder à des contrôles rigoureux des colis, sans recourir à des pratiques illégales. Il a également condamné toute tentative visant à placer des civils dans des positions stratégiques pour percevoir des contributions illicites.

Cette rencontre est considérée comme une étape importante dans la recherche d’un climat de confiance entre la population civile et les forces armées, dans un contexte sécuritaire encore fragile dans la province de l’Ituri.

Moïse Uyung’Rwoth Uzele

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