Irumu : après 4 ans de gratuité des soins, le CICR quitte le centre de santé Rubingo, une nouvelle ère s’ouvre pour les patients
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a officiellement annoncé, ce mardi 31 mars 2026, son désengagement du centre de santé de Rubingo, dans le territoire d’Irumu après quatre années d’appui marquées par la gratuité des soins pour les populations vulnérables.
L’annonce a été faite à Bunia par le chef de sous-délégation du CICR, Brou Célestin Peglan, lors d’un point de presse. Il a précisé que cette décision a été prise en concertation avec les autorités sanitaires locales, mettant fin à un important appui humanitaire dans cette structure.
Ce retrait entraîne également la suspension du soutien au référencement des patients vers l’hôpital général de Boga. À partir du 1er avril 2026, une nouvelle politique tarifaire sera définie par les autorités sanitaires et communiquée à la population.
« Nous quittons un centre aujourd’hui capable de fonctionner de manière autonome, avec un personnel formé et des services renforcés, y compris en santé mentale et en soutien psychosocial », a déclaré Brou Célestin Peglan.
Selon le CICR, ce désengagement est motivé par les progrès significatifs enregistrés par le centre de santé de Rubingo, désormais en mesure d’assurer des soins de qualité sans appui extérieur.
Présent depuis mars 2022, dans un contexte de conflits armés ayant fragilisé le système sanitaire dans la région de Boga, le CICR avait mis en place un soutien médical et financier conséquent.
Cette assistance a permis à plus de 57 000 personnes, enfants, femmes enceintes, victimes de violences et blessés d’accéder gratuitement aux soins de santé primaires.
Pour accompagner cette transition, l’organisation a déployé une stratégie de sortie incluant la sensibilisation des communautés, le renforcement des capacités du personnel soignant et la dotation en médicaments.
Le CICR insiste toutefois : ce retrait ne marque pas la fin de sa présence en Ituri.
L’organisation entend désormais réorienter ses interventions vers des zones plus vulnérables, tout en continuant à suivre l’évolution de la situation humanitaire et à soutenir la résilience des communautés locales.
Constant Same Bagalwa depuis Bunia
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