Ituri : sans acte de naissance, des enfants exposés à l’apatridie et aux abus
La Protection Civile de l’Ituri met en garde contre les risques liés à la non-déclaration des naissances à l’état civil, une pratique encore répandue dans plusieurs communautés de la province.
Dans une note d’alerte sur la prévention et la réduction des conséquences de ce phénomène, cette structure souligne qu’un enfant non enregistré n’existe pas juridiquement aux yeux de l’État. Il ne dispose d’aucune preuve officielle de son identité, de son âge ni de sa nationalité, l’exposant ainsi au risque d’apatridie.
L’absence d’acte de naissance limite également l’accès aux services sociaux de base, notamment l’éducation et les soins de santé. Elle accroît par ailleurs la vulnérabilité des enfants face aux abus, tels que le travail précoce, les mariages forcés et les violences.
Sur le plan administratif, les personnes non déclarées rencontrent des difficultés pour obtenir des documents officiels comme la carte d’électeur ou le passeport. Les autorités rappellent qu’au-delà de 90 jours après la naissance, l’établissement d’un acte nécessite une procédure judiciaire souvent longue et coûteuse.
Face à cette situation, la Protection Civile appelle les parents à déclarer systématiquement les naissances dans les délais légaux et invite les communautés à signaler les obstacles rencontrés. Un numéro vert est mis à la disposition du public pour toute information ou assistance.
Constant Same Bagalwa
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