Ituri : la Monusco outille les jeunes filles pour une riposte contre la désinformation et ses dérives
Aumoins une cinquantaine de jeunes filles de la ville de bunia ont été sensibiliser sur la désinformation et les violences numériques, deux phénomènes aux conséquences de plus en plus préoccupantes dans la province de l’Ituri.
Organisée par la section de l’information publique de la monusco en ituri en collaboration avec deux structures féminine locales, cette activité visait à renforcer la compréhension de la désinformation, encore mal maîtrisée par une grande partie de la population.
Selon Jean Tobie Okala, les participantes ont été formées sur ses mécanismes, ses acteurs, ainsi que ses impacts sur la société, les institutions et les vies individuelles.
Jean tobie okala a insisté sur les dangers liés à la propagation de fausses informations, notamment dans une zone à risque comme l’Ituri, où une simple rumeur peut provoquer des troubles graves, voire entraîner des pertes en vies humaines.
« À titre illustratif, les événements récents survenus dans le territoire de Mambasa ont été évoqués. Un convoi de la MONUSCO, en mission d’évaluation sécuritaire conjointe avec les FARDC, avait été bloqué par des jeunes manipulés par de fausses informations, compromettant ainsi une opération destinée à renforcer la protection des civils » à dit le responsable de l’information publique de la monusco en ituri.
Au-delà de la désinformation, les échanges ont également porté sur les violences numériques, qui touchent particulièrement les femmes et les jeunes filles.
« Le partage non sécurisé d’images ou de contenus personnels a été identifié comme un facteur de vulnérabilité majeur. »
À l’issue de cette séance, les participantes ont été appelées à devenir des relais communautaires, en sensibilisant à leur tour leurs pairs dans les quartiers, les écoles et les milieux sociaux.
À travers cette initiative, les organisateurs entendent contribuer à la lutte contre la désinformation et promouvoir un usage responsable du numérique, essentiel à la stabilité sociale et à la protection des communautés.
Constant Same Bagalwa
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